Auteurs / Autrices

Résumé

La V�nus d''Ille est une nouvelle fantastique de Prosper M�rim�e, �crite en 1835 et publi�e en 1837.L''histoire se d�roule � Ille-sur-T�t, une petite ville des Pyr�n�es-Orientales.Le narrateur, un antiquaire, s''y rend en compagnie d''un guide. Il vient y rencontrer M. de Peyrehorade (nom inspir� d''un lieu r�el), un antiquaire de province qui doit lui montrer des ruines antiques. Celui-ci a d�couvert par hasard une statue de V�nus dont tout le monde parle � Ille. Le guide explique au narrateur les circonstances de cette d�couverte dont il a �t� le t�moin.Quinze jours avant l''arriv�e du narrateur, M. de Peyrehorade avait pri� un homme du village, Jean Coll, et le guide, de l''aider � d�raciner un olivier mort. En essayant d''extraire les racines du sol, Jean Coll donna des coups de pioche dans la terre et frappa sans le savoir la statue. M. de Peyrehorade, heureux de cette d�couverte voulut extraire la statue du sol et en la redressant, elle tomba sur la jambe de Jean Coll, pourtant excellent coureur et joueur de paume aguerri. Cette statue inqui�te en raison de sa beaut� physique et parce qu''elle semble d�j� avoir provoqu� un accident (la jambe cass�e de Jean Coll).Le narrateur arrive ensuite chez les Peyrehorade auxquels il avait �t� recommand� par une lettre de son ami M. de P.. Il fait la connaissance des �poux Peyrehorade et de leur fils, M. Alphonse, duquel il fait un portrait assez n�gatif2. Lors du d�ner, le narrateur est invit� au mariage imminent du fils Peyrehorade et d''une demoiselle fortun�e, Mlle de Puygarrig. Le p�re, tout comme le fils, ne semble pas attacher beaucoup d''importance � ce mariage. M. de Peyrehorade est impatient de montrer au narrateur sa d�couverte, la statue de V�nus � laquelle il porte une v�ritable v�n�ration (que sa femme r�prouve).Enfin, au moment de se coucher, le narrateur voit la V�nus pour la premi�re fois par la fen�tre de sa chambre et est t�moin d''une sc�ne �trange : deux apprentis du village sont en col�re contre la statue dont ils soutiennent qu''elle a cass� la jambe de Jean Coll. Ils insultent la statue et l''un d''eux lui lance un caillou. Curieusement, le caillou fait deux rebonds et retourne frapper l''apprenti de plein fouet au visage. Effray�s, les apprentis s''enfuient. Le narrateur est amus� par la sc�ne et va se coucher. Sa remarque constitue le premier glissement vers le fantastique apr�s la description du guide catalan : � Encore un vandale puni par V�nus! Puissent tous les destructeurs de nos vieux monuments avoir ainsi la t�te cass�e! �.Le lendemain matin, le narrateur est r�veill� de bonne heure par M. de Peyrehorade, qui tient absolument � lui faire admirer sa V�nus. Il fait remarquer au narrateur l''�trange inscription figurant sur le socle � Cave amantem �, qui la traduit en ces termes : � prends garde � toi si elle t''aime �.Apr�s le d�jeuner, Alphonse, le fils de M. de Peyrehorade, converse avec le narrateur. Il appara�t alors clairement qu''Alphonse n''a pas de sentiments pour sa future femme et ne voit que l''argent. Il montre d''ailleurs au narrateur l''anneau qu''il va lui offrir le lendemain : c''est une ancienne bague chevaleresque surmont�e de 1 200 Francs de diamants. Le narrateur remarque une autre bague qu''Alphonse porte au doigt et il r�pond, dans un soupir de regret, que c''est une modiste parisienne qui lui a offerte comme gage d''amour, deux ans auparavant, quand il �tait � Paris.Le soir, il y a un d�ner au domicile de Mlle de Puygarrig, la future �pouse que le narrateur compare � la V�nus7.En retournant � Ille, le narrateur "ne sachant trop que dire" � Mme de Peyrehorade, d�clare qu''un mariage c�l�br� le vendredi porte malheur. Mme de Peyrehorade l''approuve mais son mari r�torque que c''est le jour id�al car le vendredi est le � jour de V�nus � (en latin Veneris dies)...

Liste