
La lignée des maudits
De Bleuenn Guillou
2025
Résumé
Édimbourg, 1877.
Dans une Écosse victorienne indépendante, la famille d’Ava a gravi les échelons de l’aristocratie en vendant ses services de médium à la noblesse. Plusieurs générations de services ou… d’arnaques ? Car Ava est en réalité la seule à posséder un don, alors que son entourage est, lui, frappé d’une malédiction. Lorsque l’héritier du trône est assassiné, les Hazegast sont désignés pour trouver le coupable. Ils ont dix jours pour résoudre ce meurtre, sans quoi la reine s’occupera d’éliminer ces parvenus.
Le décompte a commencé pour Ava alors qu’un importun fait son apparition : le fantôme du prince, qui a bien l’intention de déterrer les secrets familiaux…
Avis et Commentaires
3 avisPeut-être aurais-je dû accorder plus de recherches quant au lectorat cible de ce roman plutôt que d’être attirée par sa thématique. On est pile poil dans une roman jeunesse à l’esthétique dark-ish qui, sur le papier, a tout pour plaire. Édimbourg, XIXème siècle, une Marie Stuart et une brume, toutes deux dévastatrices, dominent sur les habitants. Une famille de médiums rivalise avec la couronne, où du moins de faux médium. Seule Ava possède les fameux dons, qu’elle garde à l’écart du regard et du contrôle de cette famille. C’est un cadre qui réuni tout ce qui m’attire, et pourtant l’intrigue et la plume ont assombri le tableau. Un arbre généalogique long comme ma jambe, une plume factuelle et imprécise, la solution à un meurtre évidente dès les premières pages, et une résolution… pauvre. Mes attentes allaient vers plus de complexité, pas dans la généalogie ou les (non)pouvoirs de chacun, mais dans la psychologie des personnages (comment ça ta cousine qui tue le prince « c’est ok », ma sœur???) La plume est légère, assez descriptive pour poser l’atmosphère de la ville, mais les archétypes sont trop simplets voire carrément caricaturaux. C’est un échec à mes yeux, une certaine réussite pour la génération qui remplacera mon fantôme un jour
Un roman plein de magie et de frisson grâce à la famille Hazegast.




