La Femme qui fuit - Cover

La Femme qui fuit

De Anais Barbeau-Lavalette

2017

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7,7/10

Résumé

Elle s'appelait Suzanne Meloche. Était aux côtés de Borduas, Gauvreau et Riopelle quand ils signent le Refus global en 1948. Fonda une famille avec le peintre Marcel Barbeau. Abandonna très tôt ses deux enfants. Afin de remonter le cours de la vie de sa grand-mère, qu’elle n’a pas connue, l'auteur a engagé une détective privée et écrit à partir des indices dégagés. À travers ce portrait de femme explosive, restée en marge de l'histoire, Anaïs Barbeau-Lavalette livre une réflexion sur la liberté, la filiation et la création d’une intensité rare et un texte en forme d’adresse, directe et sans fard, à celle qui blessa sa mère à jamais. Un ouvrage incandescent de beauté. Divisé en courts chapitres comme autant de petits poèmes, polaroïds d'une époque, La Femme qui fuit raconte notre histoire à toutes. Geneviève Patterson, Châtelaine. Un livre émouvant entre réalité historique et pure fiction. Mario Cloutier, La Presse. Prix des libraires du Québec 2016.

Avis et Commentaires

6 avis
Jill
Jilla noté ★ 8/10
18 septembre 2025

Récit familial, l'autrice raconte l'histoire de sa grand-mère, femme libre ayant fait partie du groupe surréaliste québécois, signataire du manifeste "Refus global". Poètesse, peintre, rebelle, elle enchaîne expériences, aventures amoureuses et abandonne ses deux enfants. L'une Mousse est la mère de l'écrivaine et sera élevée par deux tantes aimantes, le petit François sera adopté par une famille d'embaumeurs et finira sa vie en hôpital psychiatrique. Le roman ne la juge jamais, il montre une vie de femme qui se veut libre à tout prix. Y compris celui de laisser un vide abyssal dans l'âme de ses enfants. Elle mène une vie assez folle : rencontre incroyable avec Pollock qui gardera une de ses peintures qui sera par la suite exposée, participe aux bus en route pour l'Alabama avec des activistes noirs en lutte contre le ségrégationnisme, vit avec un traumatisé du Vietnam qu'elle tente de sauver de son enfer, en vain, habite un temps à Harlem, en Gaspésie où elle sera postière, termine sa vie en bouddhiste... La narration est à la 2e personne, ce qui m'a parfois gênée. Le style est fluide, léger et agréable. C'est un bon roman mais l'engouement qu'il suscite au Québec m'étonne un peu.

ÉB
Éléonorea noté ★ 9/10
27 avril 2025

FP
Frederica noté ★ 7/10
19 décembre 2024

Julia Cazeneuve
Juliaa noté ★ 7/10
13 août 2024

CP
Charlènea noté ★ 8/10
5 août 2024

Gl
Gaba noté ★ 7/10
8 janvier 2024

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