L'éducation sentimentale - Cover

L'éducation sentimentale

De Gustave Flaubert

2013

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3,0/10

Résumé

La 4e de couv. indique : "En septembre 1840, à bord de la Ville-de-Montereau qui glisse sur la Seine, Frédéric Moreau, fraîchement reçu bachelier, rêve à sa vie future dans la capitale et aux succès qui l’attendent. Soudain, il aperçoit la belle Mme Arnoux... "L’Éducation sentimentale" (1869) retrace l’histoire d’un jeune homme qui n’aspire qu’à l’amour, à la richesse et à la gloire, mais qui, dans une époque de profonds bouleversements dont l’apogée est la révolution de 1848, se révélera incapable de s’engager pour une cause. À travers le parcours de ce héros velléitaire, Flaubert propose, dans un souci constant de perfection formelle, une réflexion subtile sur le politique et sur la nature humaine."

Avis et Commentaires

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MA
Mélaniea noté ★ 4/10
10 juin 2025

Le 15 septembre 1840, Frédéric Moreau, jeune bachelier avec pleins de projets d’avenir, rentre chez lui en bateau sur lequel il fait la connaissance du couple Arnoux. Il est fasciné par madame Arnoux et se promet de la revoir. Après avoir fini le trajet en calèche, il arrive chez lui où l’attend un accueil chaleureux et décide d’aller rejoindre son ami Deslauriers. Alors que les deux amis se retrouvent après deux ans de séparation, on apprend leur jeunesse, le début de leur amitié. (Vie de famille maltraitante et métier conditionné au fait qu’il n’a pas d’argent). Deslauriers conseille à Frédéric de se faire introduire chez Dambreuse, riche banquier parisien dont le régisseur des terres n’est autre que le père Roque, voisin des Moreau à Nogent-sur-Seine. Deux mois plus tard, Frédéric arrive à Paris et se présente chez Dambreuse. Malgré la lettre de recommandation que lui a faite le père Roque, il n’est pas invité à revenir car n’a pas les compétences. Par hasard, il découvre le magasin d’Arnoux et repense à madame Arnoux. Mais il ne parvient jamais à l’approcher. Il commence ses études de droit mais se décourage et tombe dans l’ennui. il passe médiocrement sa première année. Après être retourné chez sa mère pour l’été, il change d’appart à la rentrée. Décembre 1841, Frédéric assiste à une manifestation étudiante dans le quartier latin et fait la connaissance de Hussonnet et apprend qu’il travaille pour L’Art industriel, le journal d’Arnoux. Il demande à y être introduit. Sur place, il fait la connaissance de Regimbart, un socialiste plus ou moins dominé par l’alcool, et de Pellerin, un peintre exploité par Arnoux. Ce cadre devient le sien. Un soir, il reçoit une lettre de son ami Deslauriers qui le prévient de son arrivée à Paris. Mais il arrive le jour où, pour la première fois, Frédéric est invité à dîner chez les Arnoux. Il reçoit donc chaleureusement son ami et se rend au dîner, pendant lequel la vue de madame Arnoux le trouble encore plus que la première fois, à tel point qu’il oublie qu’il loge son ami. Frédéric, obsédé par l’idée de conquérir madame Arnoux, prend des cours de peinture chez Pellerin. Mais Deslauriers est excédé par cette obsession et leur amitié s’en ressent. Le mois des examens arrive et Frédéric est recalé. De plus, il apprend que Mme Arnoux est partie chez sa mère malade. Désespéré, il se rapproche d’Arnoux pour prendre des nouvelles et déboule chez lui sans prétexte: confus il casse une ombrelle alors que Mme est absente. Au retour de mme Arnoux, il se presse de trouver un prétexte pour la voir et l’accompagne faire un achat et il est sur le point de lui faire sa déclaration. Les dîners auxquels il est invité tous les jeudis reprennent de façon monotone. Deslauriers décide de changer les idées de son ami en l’emmenant alors au cabaret pour trouver une fille avec qui s’amuser. Mais rien n’y fait. Ils y rencontrent Arnoux en compagnie de mlle Vatnaz, écrivaine manquée, sans doute sa maîtresse. Seule une invitation vient égayer son temps pour la fête dans la maison de campagne d’Arnoux, il offre une ombrelle pour remplacer celle cassée mais elle ne comprend pas. Un incident se produit: son mari rappelé par sa maîtresse revient en faisant un bouquet de roses du jardin mais il pioche dans sa poche un papier pour protéger des épines, sa femme se pique et se soigne dans sa chambre mais lors du retour elle semble très triste et parle à mots couverts à Frédéric qui voit là « une espèce de complicité ». Il se remet alors à travailler decidé à élever sa condition et est reçu à ses examens. Pressé par sa mère de rentrer à Nogent-sur-Seine, il y apprend que leur fortune est dilapidée et qu’il ferait mieux de rester en province pour faire clerc. Frédéric demeure auprès de sa mère et se fait engager chez un avoué. Il fait la connaissance de mademoiselle Louise Roque, jeune adolescente, qui est la fille du père Roque, son voisin. Il s’habitue difficilement à la vie provinciale, mais le 12 décembre 1845, après trois ans passés à Nogent-sur-Seine, il reçoit une lettre de la Justice de paix du Havre l'informant qu'il héritait de « toute la fortune de l'oncle ! Vingt-sept mille livres de rente ! ». Avec Mme Arnoux à l'esprit, une ambition de devenir ministre, il repart pour Paris sur-le-champ, disant à peine adieu à la toute jeune Louise visiblement très émue de son départ. ____________________ Frédéric arrive le lendemain matin à Paris. Il court à la maison d’Arnoux, mais celui-ci n’y est plus. Dérouté par cette disparition, il cherche à retrouver Pellerin, Hussonnet, en vain. Après avoir fait la tournée des cafés de Paris, il retrouve enfin Regimbart qui lui révèle qu’Arnoux a déménagé et s’est reconverti dans la faïence. Lorsqu’il arrive chez Arnoux, il est surpris par l’indifférence de Mme Arnoux après trois années d’absence. Elle a à présent un autre enfant de 3 ans. Quant à Deslauriers, il a été recalé à sa thèse de droit et a décidé de ne pas la repasser. Il se consacre à une thèse plutôt socialiste et semble sous l’influence de Sénécal. C’est alors qu’Arnoux l’emmène à un bal costumé chez une de ses maîtresses, Rosanette. Frédéric retrouve des amis mais il est mal à l'aise dans cette réception mal organisée. Après s’être logé à grands il organise sa pendaison de crémaillère avec ses amis. Il apprend qu’Arnoux a des ennuis financiers et décide d’en parler à sa femme qui le charge de veiller sur son mari tandis qu’Arnoux n’hésite pas à la tromper avec Rosanette qui se fait entretenir sans limite. Cette femme plaît à Frédéric et il fait la balance entre elle divertissante et Mme Arnoux mère très sérieuse, et pense qu’il a moyen de conclure avec Rosanette. Mais elle se soustrait toujours à ses avances, refuse ses invitations à dîner et se plaint d’entendre lui et Arnoux vanter Mme Arnoux. Aussi décide-t-il de lui faire faire un portrait par Pellerin afin de la voir à loisir pendant qu’elle posera. Lors d’un dîner Mme Arnoux l’encourage à aller voir Dambreuse pour trouver une place au Conseil d’État. À la sortie de son dîner chez les Dambreuse, Frédéric reçoit un message de Rosanette: elle a quitté son vieil amant et il peut devenir son amant, mais à peine est-il chez elle qu’elle le chasse, au bas de l’immeuble mlle Vatnaz lui révèle que Delmar l’a devancé et elle veut que Frédéric mette Arnoux au courant de sa tromperie. Mais lorsque Frédéric arrive chez Arnoux il y a une scène de ménage car mme Arnoux a la preuve que son mari la trompait. Frédéric la console pendant qu’Arnoux part chez Rosanette malgré que Frédéric essaie de le convaincre de ne pas y aller. Couple Arnoux en crise. Quant à Deslauriers, il ne cesse de réclamer l’argent pour le journal mais à peine Frédéric a t il reçu l’héritage qu’Arnoux le supplie de lui prêter cette somme pour ne pas être exproprié. Confiant en la parole du bourgeois qui lui promet le remboursement, Frédéric accepte. Mais le temps passe et Arnoux ne rembourse pas. Lorsque Deslauriers vient réclamer cet argent, Frédéric dit les avoir perdus au jeu ; leur amitié se brise. Arnoux pourtant semble toujours endetté jusqu’au cou, puisqu’il demande au jeune homme d’intercéder en sa faveur auprès de Dambreuse, son créancier. Frédéric discute avec le banquier qui lui propose alors un poste important dans la nouvelle compagnie de houilles qu’il est en train de fonder. Enthousiaste, il accepte, mais au lieu de se rendre au rendez-vous prévu trois semaines plus tard, il préfère aller voir madame Arnoux à la fabrique de faïence, à Creil. Il tente de lui avouer son amour, mais celle-ci fait tout pour détourner la conversation, entre visites de la fabrique et feinte d’incompréhension. À son retour, il reçoit une lettre de Rosanette qui désire le voir. Déçu par l’entrevue de la journée, il se promet d’y aller. Frédéric invite Rosanette aux courses où ils font la rencontre de Cisy qui semble également s’intéresser à la demi-mondaine. Et en effet, après un dîner offert par Frédéric, Cisy s’en va avec Rosanette, laissant Frédéric seul. Peu de temps après, Pellerin lui réclame une somme exorbitante pour le portrait de Rosanette, ce que Frédéric refuse. Puis, invité par Cisy en guise de réconciliation, ils se disputent lorsque Cusy critique mme Arnoux : le duel est inévitable. Ils se retrouvent face à face dans le bois de Boulogne où Cisy s’évanouit de peur. C’est à ce moment qu’Arnoux vient interrompre le duel, persuadé que Frédéric s’était battu pour sauver son honneur. Peu de temps après, il voit dans le journal d’Hussonnet, un article le dénigrant, puis, dans la vitrine d'un marchand de tableaux, le portrait de Rosanette, « les seins découverts », exhibé à son nom. Pellerin et Hussonnet se vengeaient. Dépité, Frédéric décide de se rendre chez les Dambreuse où il est froidement accueilli. Après s’être mis à dos les invités par un plaidoyer contre l’ordre établi, il quitte les lieux. On lui conseille de reprendre contact avec Deslauriers, qui se réjouit à cette idée. Il lui apprend que sa mère aimerait le revoir et que Louise, la fille du père Roque, serait un bon parti. De retour à Nogent-sur-Seine, Frédéric passe pour le « futur de Mlle Louise ». À Paris, Deslauriers décide d’aller voir mme Arnoux. Il lui apprend que Frédéric va se marier avec Mlle Louise. Celle-ci en est visiblement affectée. Quant à Frédéric, il retrouve la jeune fille plus amoureuse que jamais qui, brusquement, l'interroge : « Veux-tu être mon mari ? » Pris de court, il cherche une réponse : « Sans doute, je ne demande pas mieux ». Mais après que le père Roque lui a fait visiter son domaine, il invoque des histoires à régler pour s’en retourner vite à Paris. De retour à Paris, il se rend chez Rosanette qui le reçoit fort bien. Les retrouvailles se passent bien, mais alors qu’il s’était juré de ne pas retourner chez Arnoux, il est obligé de se rendre au magasin où il revoit Mme Arnoux. Alors, leur amour se découvre et dès le lendemain, ils se retrouvent dans la nouvelle petite maison de campagne des Arnoux située à Auteuil. « Il était entendu qu'ils ne devaient pas s’appartenir. Cette convention, qui les garantissait du péril, facilitait leurs épanchements ». Mais, voulant une liaison plus complète, Frédéric loue une garçonnière et fixe, un jour de février 1848 à Mme Arnoux une entrevue qu'il désire plus intime. Elle accepte mais ne se rend pas au rendez-vous : son fils est malade du croup et semble proche de la mort. Lorsqu'il est sauvé, après avoir craché la fausse membrane, Mme Arnoux y voit un « avertissement de la Providence. Le Seigneur, dans sa miséricorde, n'avait pas voulu la punir tout à fait ! Quelle expiation, plus tard, si elle persévérait dans cette amour ! [...] et elle offrit à Dieu, comme un holocauste, le sacrifice de sa première passion, de sa seule faiblesse ». Pendant ce temps, alors que les événements révolutionnaires des 22 à 25 février 1848 ont commencé, Frédéric, désespéré de son rendez-vous manqué, amène Rosanette dans sa garçonnière et en fait sa maîtresse. La Révolution a commencé. Frédéric se rend aux Tuileries où il rencontre parmi les émeutiers Hussonnet et Dussardier. À la fin de la journée, alors qu’est nommé le gouvernement provisoire, Frédéric rédige un article qui lui vaudra la reconnaissance de ses amis et le respect de Dambreuse qui lui propose de se présenter aux élections législatives pour la circonscription de Nogent. Il l’engage à rédiger un discours électoral, ce que s’empresse de faire Frédéric. Dambreuse, effrayé par ces idées anti-bourgeoises, sans le dire à Frédéric, décide de se présenter lui-même aux élections. Le jeune homme déclare son discours mais il est conspué et la séance qui tourne au ridicule. En rentrant chez Rosanette, chez qui il vit à présent, Frédéric est également dénigré par elle qui ne comprend pas cette Révolution amenant le désordre. Mais en sortant de chez Rosanette, il rencontre Arnoux qui vient la voir. Il comprend alors que ce dernier est toujours dans le cœur de Rosanette. Rongé par le doute concernant la Révolution et par la jalousie concernant Rosanette, il propose à cette dernière de partir faire un séjour à Fontainebleau, qui sera en quelque sorte leur lune de miel. Ils partent début juin, peu de temps avant les journées sanglantes de juin 1848. Dans un cadre idyllique, elle se laisse aller à lui raconter son enfance malheureuse, mais Frédéric s’aperçoit aussi de ses défauts et commence à s'en agacer. Il prend le prétexte de la nouvelle de la blessure de Dussardier aux journées de juin pour rentrer à Paris. Après un retour difficile et même une arrestation, il retrouve le commis, soigné par mlle Vatnaz. Entre-temps, le père Roque, émoustillé par la Révolution est monté à Paris avec sa fille, impatiente de revoir son Frédéric. Les Dambreuse organisent un dîner où sont présents notamment Frédéric, les Arnoux, le père Roque et sa fille Louise. Frédéric ne sait comment agir auprès de Mme Arnoux alors que Louise qui l’aime éperdument est présente. Durant ce dîner, Louise apprend les diverses histoires dans lesquelles Frédéric s’est mêlé, et notamment son amour pour Rosanette. Tandis que Frédéric rentre chez Rosanette, Louise qui veut à tout prix le retrouver, court chez lui, suivi de sa gouvernante affolée, où le concierge lui apprend que Frédéric ne couche plus chez lui depuis trois mois. Frédéric passe de bons moments chez Rosanette ; mais un jour, il ressent le besoin d’aller revoir Mme Arnoux. Après un moment d’embarras, elle lui révèle pourquoi elle n’est jamais venue au rendez-vous de février 1848. Se comprenant alors, ils s’étreignent langoureusement, surpris par Rosanette, qui avait suivi Frédéric. Frédéric et Rosanette rentrent chez eux et, furieux, il est prêt à lever la main sur elle lorsqu'elle lui apprend qu’elle est enceinte. Frédéric accueille cette nouvelle avec une joie plus que modérée et, pour son ambition sociale, il prend la résolution de devenir l’amant de madame Dambreuse, afin de se servir d'elle comme appui pour s'introduire dans son milieu. Elle cède rapidement à ses avances. « Frédéric l'attira sur ses genoux, et il se dit : « Quelle canaille je fais ! » en s'applaudissant de sa perversité ». Puis Deslauriers rentré de Troyes, où il avait été nommé commissaire de la République, l’exhorte à se présenter aux élections de l’Aube. Mais il lui demande aussi, vu sa bonne fortune, de lui trouver une place chez le banquier Dambreuse. Frédéric semble cependant bien plus préoccupé par sa nouvelle et riche maîtresse que par une élection de député de la nouvelle République. Deslauriers se présente lui-même chez Dambreuse, qui lui confie un poste. Mais le banquier tombe malade très gravement et ne tarde pas à mourir sous les yeux de sa femme et de Frédéric. Ce dernier est tout heureux d’apprendre par sa nouvelle maîtresse qu’elle hérite une fortune colossale. Il ne lésine donc pas sur les funérailles. Mais juste après, madame Dambreuse lui apprend qu'elle vient de découvrir que son mari a tout légué à sa fille illégitime, Cécile, mariée récemment. Frédéric tente de la consoler par des preuves de son amour. Cependant il doit mener une double vie, car Rosanette vient d’accoucher, jurant aux deux femmes le même amour éternel, alors que dans son cœur une troisième est toujours présente : Mme Arnoux. Les malheurs vont se succéder pour Rosanette qui apprend que son nouveau-né est malade du muguet. Il meurt un soir, ce qui semble être un soulagement pour Frédéric. Pellerin, venu peindre un portrait de l’enfant, apprend à Frédéric qu’Arnoux, risquant la prison pour dettes, est prêt à s’embarquer au Havre avec sa famille pour l’Amérique. Frédéric court chez madame Dambreuse réclamer la somme nécessaire à sauver Arnoux, mais il lui ment sur le motif. Il est toutefois trop tard. Lorsqu'il veut lui rendre l’argent, elle a appris la véritable raison de cet emprunt et décide de se venger en chargeant Deslauriers de vendre les biens d’Arnoux pour payer les dettes. Frédéric, croyant que Rosanette est à l’origine de cela, la quitte avec fracas. Mais le 1er décembre 1851 a lieu la vente aux enchères et madame Dambreuse l’y amène malicieusement, ce qui met Frédéric hors de lui : il rompt également avec elle alors qu’il était prêt à l’épouser. Il part pour Nogent-sur-Seine le lendemain espérant revoir Louise, mais lorsqu'il arrive, il a la stupéfaction de la voir en mariée, sortant de l'église aux bras de son nouvel époux qui n'est autre que Deslauriers. Rentrant à Paris désespéré, Frédéric croise un attroupement et découvre Dussardier au milieu criant « vive la République ! ». Soudain, ce dernier est tué par un policier en lequel … « Frédéric, béant, reconnut Sénécal (ami arriviste et revanchard) ». « Il voyagea. [...] Il revint. ». Seize ans plus tard, un soir de mars 1867, une femme se présente dans son cabinet : c'est mme Arnoux. Elle lui raconte sa vie (ce que sont devenus ses enfants, Monsieur Arnoux), puis ils font une longue promenade, se rappelant leurs souvenirs ensemble. Frédéric lui jure son amour éternel. Avant de repartir, elle lui laisse une mèche de ses cheveux blancs. Cette rencontre se clôt sur cette phrase : « Et ce fut tout. » faisant écho au "Ce fut comme une apparition" du premier chapitre. Deux ans plus tard, Frédéric retrouve Deslauriers. Louise l’avait quitté et lui avait accumulé les métiers. On apprend qu’Arnoux est décédé l’année précédente, que Mme Dambreuse est remariée à un Anglais, que Martinon est devenu sénateur, que Pellerin a laissé la peinture pour un procédé nouveau : la photographie, et que Rosanette est maintenant veuve de monsieur Oudry. Le récit s’achève sur le rappel d’un souvenir d'adolescence évoqué lors de la première rencontre des deux amis au début du roman, lorsqu'ils se sont vus ridicules en allant se faire déniaiser ensemble à la maison close avec des bouquets de fleurs à la main: ils tirent un bilan désenchanté de leur éducation sentimentale.

Matthias CHARPIOT
Matthiasa noté ★ 2/10
30 mars 2023

Je ne sais pas si c’est moi… mais non. Voilà maintenant 4 fois que j’essaie. Décidément, je resterai encore quelques années sans y arriver. C’est extrêmement pénible, long, lent, fastidieux, bavard. Je me suis arrêté à la moitié.

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