Synopsis
Luttant pour trouver sa place à l'Université d'Oxford, l'étudiant Oliver Quick se retrouve entraîné dans le monde du charmant et aristocratique Felix Catton, qui l'invite à Saltburn, le vaste domaine de sa famille excentrique, pour un été inoubliable.
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Avis de la communauté
Les avis sur ce film sont partagés, oscillant entre fascination et malaise. La réalisation est saluée pour son esthétique captivante et les performances d'acteurs sont fortement appréciées. Cependant, le contenu provocateur et les scènes dérangeantes divisent les spectateurs. Certains y voient un chef-d'œuvre audacieux, tandis que d'autres le trouvent trop perturbant ou manquant de cohérence narrative.
👍 Esthétique visuelle et performances remarquables.
👎 Scènes extrêmement dérangeantes.
Bande d'annonce
Avis et Commentaires
1154 avisEmerald Fennell • États-Unis/Royaume-Uni • 2h07 • 2023 • Avec Barry Keoghan, Jacob Elordi, Rosamund Pike, Archie Madekwe. Issu d'un milieu modeste, Oliver Quick est étudiant en première année à Oxford. Il se lie d'amitié avec Felix Catton, un étudiant riche et charismatique. Après une tragédie familiale, Oliver est invité à passer l'été à Saltburn, le somptueux domaine des Catton. Séduit par le luxe et les moeurs libres qu'il y découvre, Oliver s'immisce peu à peu dans la dynamique familiale avec des intentions cachées... ▪️▪️▪️▪️▪️▪️▪️▪️▪️▪️▪️▪️▪️▪️▪️▪️▪️ 👍 Un carnaval poétique et marxiste Vertov, Pasolini, Losey six pieds sous terre : comment communier avec eux et porter haut la flamme du marxisme en 2023 ? En creusant son sillon ! C’est en tout cas le projet d’Emerald Fennell (Promising Young Woman, 2020) avec Saltburn, variation « college movie » de The Servant (1963), de Joseph Losey. Au départ récit initiatique de la bonne société, le film se mue en carnaval profane, flamboyant, moderne : 2006, Oliver Quick (Barry Keoghan, hypnotisant), modeste boursier de la prestigieuse Oxford (où la réalisatrice a fait ses classes), a du mal à s’intégrer. Ses atours de péquenaud l’amidonnent quelque peu. Il parvient pourtant à se mettre dans la poche Félix (Jacob Elordi, diaphane), le richissime it boy de l’université, qui l’invite à passer l’été en famille à Saltburn, luxueux domaine familial… Mais Oliver est-il le plouc qu’il prétend être ? Au rêve éveillé et bucolique se substituent vite les intrigues d’alcôve, le vampirisme érotique et les jeux de pouvoir… La rouerie, les faux-semblants et le glamour se bousculent, évoquant Plein Soleil, de René Clément, sa photographie irisée, tandis que l’homoérotisme et le marxisme convoquent Joseph Losey. À la manière du fantastique Sexe Intentions (Roger Kumble, 1999), qui avait revitalisé l’adaptation des Liaisons dangereuses de Stephen Frears, on a là une lutte des classes dopées à l’électropop fin de siècle de Ladytron ou à la techno acidulée de Princess Superstar – aristocratie oblige ! Parlons-en, des poudrés : Saltburn, où ils croupissent, en français ça n’est jamais qu’une manière de gravlax, un mode de conservation et de cuisson par le sel. N’est-ce pas une belle définition du milieu étudié ? La chair rutilante, confite dans la minéralité de ses vieilles pierres ? Voilà tout le génie de Fennell : plutôt que d’en faire le récit manichéen d’aristos détestables, ils sont le miel de la vie et les fantômes d’une prison dorée. Jacob Elordi est d’une superbe douceur apollinienne, pleine de componction. Rosamund Pike a l’élégance d’une bienfaitrice dans un dispensaire. Le patriarche (fantastique Richard E. Grant), aux faux airs de Christopher Walken, l’œil transfixiant et le cheveu batailleur, lie dans un même sourire la coolitude la plus totale (on le voit pour la première fois pouffer devant Jonah Hill dans Supergrave) et l’inquiétante menace, la plus parfaite empathie alternant avec le mépris le plus distant. C’est qu’on ne sait jamais sur quel pied danser avec les patriciens : comme chez Losey, la servitude et l’emprise sont mutuelles, le fantasme partagé, et tout est fait pour passer le moment le plus ravissant, délicat ; reste qu’on n’est jamais qu’un jouet dans les bras des possédants. Le constat de Losey était désespéré, celui d’Emerald Fennell, un peu moins : si elle n’ignore pas que la bataille est perdue, elle oppose à cette grande supercherie oligarchique une supercherie plus grande encore, un excédent de cinéma, une revanche à la Colombo. Comme Tarantino sauvait Sharon Tate dans Once Upon a Time… in Hollywood (2019), ici on brûle les fausses idoles, dans un carnaval poétique, idiot, le marxisme païen d’un Pasolini au bout de la queue (le dionysiaque Oliver déambule nu et danse telle un faune), mythologique, vibrionnant et humique ! S’il y a bien quelques coquetteries de style, un symbolisme parfois lourdaud (le Minotaure, Icare qui se brûle les ailes), c’est le prix à payer pour s’offrir de splendides bacchanales ! — J.Bo. 👎 Le vide politique d’un film lourdingue C’est l’histoire d’un ver solitaire qui voulait manger les riches. Oliver, boursier à Oxford, sans amis car il a des lunettes moches, s’entiche de Felix Catton, la star de la promo supérieure. Un mensonge anodin (« mon père est mort ») plus tard, il l’a dans la poche : Oliver sera invité à Saltburn, le palais des Catton. Le film commence enfin. Bienvenue chez les nobles : Emerald Fennell n’échappe pas au piège d’épouser leur faste, enchaîne les séquences clinquantes où l’on est joyeusement riche, tous ensemble sur fond de MGMT – le pire, en plus. Sa mise en scène tape-à-l’œil ne compense pas le ridicule d’un récit attendu et inconsistant : lorsque Oliver jette une pierre à l’eau pour honorer son père « disparu », celle-ci tombe plutôt dans un tas de détritus… Saltburn insiste à l’excès sur chacune des manœuvres de percolation du parasite. Avant de se raviser, et d’opter pour un montage « révélations » d’une lourdeur sans nom, soulignant à nouveau tout ce que l’on vient de voir. Le film évolue dans un vide politique si profond qu’il érige sans le vouloir en idoles les riches qu’il prétend dévorer : les habitants du château sont tellement tristes, burlesques et en définitive iconoclastes qu’ils en deviendraient presque sympathiques, non ? In fine, l’ensemble ne paraît exister que pour envelopper trois scènes pseudo-chocs dans lesquelles un Barry Keoghan à l’horizontale se livre à une série de besognes vaguement scabreuses. Et plutôt que de conclure, le ver solitaire danse tout nu dans la baraque. Pschitt ! — A.P-L TÉLÉRAMA • Par Joseph Boinay Augustin Pietron-Locatelli • Publié le 22 décembre 2023.
???? heureusement que jacob est beau, j’avais regardé juste suite à l’édit mdrrr
w t f j’aime juste la musique a la fin
Très malsain, glauque, dérangeant.. Très peu pour moi
Pas mal mais assez dérangeant J'avais pas vu la fin arriver, pour une fois Je kiffe le côté esthétique du film
Une famille, un autre monde.





















