
My Wonder Women
My Wonder Women
7,6/10
2,6/5
Presse3,7/5
Spect.Synopsis
Professeur de psychologie à Harvard dans les années 30, William Marston mène avec sa femme les recherches sur le détecteur de mensonges. Une étudiante devient leur assistante, et le couple s’éprend de la jeune femme. Un amour passionnel va les lier, et ces deux femmes deviennent pour Marston la source d’inspiration pour la création du personnage de Wonder Woman.
Bande d'annonce
Avis et Commentaires
10 avisUn des meilleurs films que je n’ai jamais vu ! Je pensais regarder un film « sur une relation hors norme » , mais en vrai i'ai surtout vu une histoire d'amour, de confiance, de place, de sécurité émotionnelle et de regard social... Je me suis prise une vraie claque émotionnelle. Déjà parce que le film est magnifique humainement, mais surtout parce qu'il montre une histoire qui existait déjà dans les années 30. Ça fait un énorme doigt d'honneur à tous les discours qui disent que le polyamour est une « mode moderne » ou un truc inventé récemment. Le film ne montre jamais leur amour comme quelque chose de sale ou de malsain. Au contraire, on voit énormément de douceur, de respect et d'équilibre entre eux malgré les difficultés. Et j'ai trouvé ça hyper fort qu'il montre aussi les difficultés réelles : la jalousie, la peur de perdre sa place, le poids du regard des autres... sans pour autant dire que leur relation était une erreur. Et surtout... le fait de voir que leurs enfants ne sont absolument pas « perturbés » par leur manière d'aimer m'a énormément marquée. Ils grandissent juste entourés d'amour, et ça paraît tellement naturel quand on enlève le regard extérieur et la honte imposée par la société. Voir qu'ils ont essayé de construire quelque chose malgré le regard des autres, malgré la pression sociale, malgré tout ce qu'ils risquaient à l'époque... c'est bouleversant. Et apprendre qu'après la mort de William, Elizabeth et Olive sont restées ensemble pendant 38 ans... vraiment ça m'a achevée Ça montre que leur relation n'était pas un « fantasme passager » ou une expérimentation étrange. C'était une vraie famille. Un vrai amour. Une vraie vie construite ensemble. J'ai aussi adoré le fait que le film ne cherche jamais à rendre leur amour « parfait » , mais profondément humain. Au fond, il parle surtout de liberté d'aimer et de la difficulté d'exister quand on ne rentre pas dans les cases. Vraiment... je pense que le film est entré dans mon top 3, surtout que je n'avais jamais vu de film/série avec une représentation autre que toxique du polyamour.
Il y a des histoires qui obligent à se regarder sans détour. Ici, les personnages ne peuvent pas se cacher derrière les conventions. Ils sont contraints d’aller explorer ce qui les traverse vraiment — leurs élans, leurs peurs, leurs attachements… et d’en prendre la responsabilité. Ce n’est pas une provocation. C’est presque un travail sur soi. Ils transgressent peut-être des normes, oui. Mais sans chercher à blesser. Plutôt pour rester alignés avec ce qu’ils ressentent profondément. Et cela pose une question simple, mais inconfortable : qu’est-ce qui est le plus dérangeant — aimer autrement… ou aimer en conscience ?







