
L’affaire Bojarski
L’affaire Bojarski
8,0/10
3,6/5
Presse4,1/5
Spect.sarina jaafar envisage de faire
Synopsis
Jan Bojarski, un jeune réfugié Polonais, devient dans la France de l’après-guerre le plus grand faux-monnayeur de tous les temps, le "Cézanne de la fausse monnaie". Comment cet homme mènera pendant plus de quinze ans une double vie à l’insu de sa famille en fabriquant seul dans un cabanon au fond de son jardin des contrefaçons plus "vraies" que les billets sortis de la Banque de France… Comment pendant toutes ces années, ce faussaire hors-pair réussira à éviter de tomber dans les filets de la Police et deviendra la bête noire du Commissaire Mattei au cours d’une traque qui, pour ces deux obsessionnels, tournera au duel.
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Avis de la communauté
Les spectateurs sont captivés par 'L'Affaire Bojarski', saluant particulièrement la performance de Reda Kateb et la reconstitution historique minutieuse. Le film, plus contemplatif que haletant, brille par son approche détaillée et son ambiance rétro. Bien que certains trouvent le rythme un peu lent, l'histoire fascinante et la qualité de la réalisation compensent largement, rendant le film globalement très apprécié.
👍 Performance exceptionnelle de Reda Kateb.
👎 Rythme parfois lent.
Bande d'annonce
Avis et Commentaires
634 avisIl y a dans L’Affaire Bojarski une violence qui ne crie pas. Celle d’un système administratif qui rend invisible un homme compétent, loyal, inventif, non par hostilité déclarée, mais par indifférence bureaucratique. Jan Bojarski n’est pas expulsé du corps social : il n’y a simplement jamais été formellement inscrit. Sans naturalisation, ses brevets lui échappent, sa valeur reste sans adresse. C’est cette inexistence juridique, plus que la misère, qui le fait basculer. La vie aurait pu en faire un rebelle. Il choisit plus juste : un homme qui contourne sans abolir, qui déserte sans couper les ponts. Bojarski ne veut pas renverser le contrat social, il veut y trouver une place oblique. Seul dans son cabanon, il fabrique des billets plus vrais que ceux de la Banque de France. La contrefaçon parfaite comme réponse à l’imperfection du système. Ce qui rend cette histoire résolument actuelle, c’est précisément cette posture. Non la révolte, non la résignation, mais une forme de « négociation parallèle » avec le système. Cette « négociation » est propre à ceux que le système a floué sans les détruire : on ne croit plus aux règles, on n’a pas pour autant la rage de les abolir. On s’arrange. Ce film est autant une analyse sociologique qu’un destin individuel. Face à lui, d’ailleurs, Mattei n’est pas le bras armé d’un ordre injuste. Il est le miroir de Bojarski: obsessionnel, hors-norme dans l’institution qui l’emploie. Il a lui aussi besoin de Bojarski pour que son existence ait un sens. La traque devient un pacte tacite entre deux solitudes que leur excellence propre a marginalisées. On pense à Beckett : deux hommes que tout oppose, qui ne peuvent ni partir ni rester, et qui continuent, indéfiniment, absurdement, à se chercher. L’Affaire Bojarski réussit là où beaucoup de films à charge échouent : il ne referme jamais sa métaphore sur une cible contemporaine identifiable. Il laisse le spectateur habiter l’inconfort sans lui indiquer la sortie. Ce n’est pas un film politique, c’est un film qui pense, ce qui est plus rare et plus durable.
Avec Nathalie
Ça aurait pu être encore mieux si le réalisateur se serait passé de mettre une scène de sx en peu de temps après le début du film , des passages intimes olé olé… si on veut regarder ce genre de contenu on va ailleurs, très désagréable de mettre ça en même pas une heure de visionnage .
Basé sur une histoire vraie. Un ingénieur polonais talentueux et grand inventeur ne trouve personne qui lui fait confiance. Pour cause il est polonais. Il fabrique des faux billets plus vrais que les vrais. Il fabrique les machines, le papier.... Un policier est en chasse depuis 20 ans. Mais il est prudent est méthodique. Jusqu'au jour où il a voulu aider un compatriote qui lui a plutôt voulu flamber et n'a pas respecté les règles de base. Belle histoire.
Du bon cinema à l’ancienne..
C’était un peu long sur la fin mais trop passionnant ! Mention spéciale pour le Lyon des années 50 🤩

















