Le trompe l’oeil de 1520 à nos jours musée Marmottan Monet
Iftene Alexandru envisage de faire
"Noté 10/10 par Annie CAHIER "Expo d’environ 90 oeuvres qui mérite le détour si l’on fait une visite guidée ""
Avis de la communauté
Les visiteurs sont captivés par l'exposition 'Le trompe-l’œil, de 1520 à nos jours', saluant la diversité et la richesse des œuvres qui traversent les siècles. L'expérience est enrichie par des fonctionnalités modernes comme l'application Myse, permettant de personnaliser la visite. Le cadre agréable du musée, notamment son jardin avec buvette, est également très apprécié pour des moments de détente après la visite.
👍 Collection impressionnante d'œuvres de trompe-l’œil.
👎 Exposition temporaire peut décevoir.
Avis et Commentaires
24 avisJusqu’au 31 août 2025, le musée Marmottan Monet remet dans la lumière celui que Monet appelait son maître : Eugène Boudin, le vrai « père de l’impressionnisme ». Grâce au travail de l’historien Laurent Manœuvre, l’exposition rassemble plus de 80 œuvres issues de la collection Yann Guyonvarc’h, enrichies de 10 toiles du musée Marmottan et de prêts d’Agen ou du Havre. La visite découpe en huit étapes comme autant d’escales dans la vie du peintre : de la Normandie originelle (où Boudin a commencé comme encadreur de tableaux) jusqu’aux marines baignées de lumière du Midi ou de Venise qu’il découvrira à la fin de sa vie , en passant par la Bretagne, Bordeaux, le Nord, la Belgique, ou les Pays-Bas. Boudin est l’un des premiers peintres à planter son chevalet dehors, qui lui permettront de produire des instanées de peinture avant la diffusion de la photographie, comme des toiles ambitieuses, reprises de ces premières esquisses pour le très officiel Salon. Le cœur de l’expo ? Le dialogue entre Boudin et son élève le plus célèbre, Claude Monet, qui permet de cerner où est-ce que Boudin commence le fil et où est-ce que ses audaces s’arrêtent (bien qu’il participe à la première exposition impressionniste, il ne souhaitera pas être en rupture de bans avec la peinture officielle de l’époque). Monet prolongera le geste et donnera cette vaporeuse impression autour de l’eau, de l’air, des nuages au gré des variations du soleil, Boudin ne voudra pas aller dans l’à peu près. Pourquoi ce retour de flamme ? Parce que Boudin, souvent résumé à ses plages normandes et ses ciels pelotonneux de nuages, reste un pionnier : il traque la lumière et les effets atmosphériques avec une liberté qui préfigure tout de l’impressionnisme. Monet qui passera ses premières années de peintre de plein air après une enfance marquée par ses talents de caricaturiste, lui rendra un vibrant hommage : « Je dois tout à Boudin. »
Expo Eugène Boudin J’aime beaucoup ce peintre et j’ai beaucoup aimé l’expo qui lui été consacrée
Magnifique exposition sur les trompes l’œil !
Expo permanente top Expo temporaire décevante
"Expo d’environ 90 oeuvres qui mérite le détour si l’on fait une visite guidée "
Le musée Marmottan Monet présente du 17 octobre 2024 au 2 mars 2025 l’exposition « Le trompe-l’œil, de 1520 à nos jours ». Cette exposition retrace l’histoire de la représentation de la réalité dans les arts et entend rendre hommage à une facette méconnue des collections du musée, ainsi qu’au goût de Jules et Paul Marmottan pour ce genre pictural. Le terme trompe-l’œil aurait été employé pour la première fois par Louis Léopold Boilly (1761-1845) en légende d’une œuvre exposée au Salon de 1800. Le terme fut adopté trente-cinq ans plus tard par l’Académie française. Bien que le terme apparaisse au XIXe siècle, l’origine du trompe-l’œil serait liée à un récit bien plus ancien, celui de Pline l’Ancien (c.23-79 apr. J.C), qui rapporte dans son Histoire naturelle comment le peintre Zeuxis (464-398 av. J.C.), dans une compétition qui l’opposait au peintre Parrhasios, avait représenté des raisins si parfaits que des oiseaux vinrent voleter autour. Au cours des siècles, le trompe-l’œil se décline à travers des médiums divers et se révèle pluriel. Il joue avec le regard du spectateur et constitue un clin d’œil aux pièges que nous tendent nos propres perceptions. Si certains thèmes du trompe-l’œil sont connus – tels que les vanités, les trophées de chasse, les porte-lettres ou les grisailles – d’autres aspects seront abordés dans cette exposition, comme les déclinaisons décoratives (mobilier, faïences, …) ou encore la portée politique de ce genre pictural à l’époque révolutionnaire jusqu’aux versions modernes et contemporaines. Plus de 80 œuvres significatives du XVIe au XXIe siècle provenant de collections particulières et publiques d’Europe et des États-Unis (National Gallery of Art de Washington, le Museo nacional Thyssen-Bornemisza de Madrid, le musée d’art et d’histoire de Genève, le Museo dell’Opificio delle Pietre Dure de Florence, le château de Fontainebleau, le musée du Louvre, le musée de l’Armée, le musée national de la Céramique de Sèvres, la Fondation Custodia, le Palais des Beaux-Arts de Lille, le musée Unterlinden de Colmar…) seront exposées et permettront d’appréhender l’évolution formelle du trompe-l’œil. Martin Battersby, Louis Léopold Boilly, Henri Cadiou, Guillaume Dominique Doncre, Pierre Ducordeau, Daniel Firman, Piero Fornasetti, Johann Caspar Füssli, Gaspard Gresly, Cornelis Norbertus Gysbrechts, John Haberle, William Harnett, Jean Antoine Houdon, Nicolas de Largillière, Jean-François de Le Motte, Jean-Etienne Liotard, Cristoforo Munari, Jean-Baptiste Oudry, Giuseppe Penone, John Frederick Peto, Michelangelo Pistoletto, Jacques Poirier, Christian Renonciat, Pierre Roy, Lisa Sartorio, Piat Joseph Sauvage, Daniel Spoerri et Anne Vallayer-Coster seront quelques-uns des maîtres réunis pour célébrer l’intérêt des artistes pour cet art de l’illusion, soulignant leur technicité et leur virtuosité.