
Marcher pour se (re)trouver
De Odile Chabrillac
2017
Résumé
Désencombrer son existence, méditer, contempler, s'apaiser, se relier aux autres et partager Mettre un pied devant l'autre est chose naturelle, acquise... et gratuite ! Mais, à l'heure de la (très) grande vitesse, on marche aussi pour « cheminer » : - en soi pour se délester de « poids » qui encombrent ; - vers l'autre et la nature pour ouvrir son cœur et son esprit ; - sur un plan spirituel... ALORS EN ROUTE ! « Parce qu'elle marche « corps et âme », Odile Chabrillac sait nous prendre par la main et nous montrer tout ce que cheminer peut changer en nous : la liberté, l'allègement des pensées, le dynamisme, la créativité... On trouve tout cela, et bien plus encore, au bout de nos échappées pédestres ! » - Pascal Senk, auteure de L'Effet haïku
Avis et Commentaires
1 avis« Jamais je n’ai tant pensé, tant exister, tant vécu, tant et moi, si j’ose, ainsi dire que, dans les voyages que j’ai faite seule et à pied, Rousseau les confessions. » Victor Hugo a écrit « on s’appartient on est libre, on est joyeux on est tout entier et sans partage aux incidents de la route. Je respire. Je regarde le monde s’agiter autour de moi, puis poursuit dans mon esprit « à la ferme où l’on déjeune à l’arbre où l’on s’abrite à l’église où l’on se recueille. On part, on s’arrête, on repart ; rien ne gêne rien ne retient. On va et on rêve devant soi. Je me regarde à la fois faire des efforts, aller de l’avant, physiquement . comme nous le rappelle, David Legendre, nous sommes là pour profiter à fond de chaque instant, de chaque plante de chaque rayon de soleil de chaque reflet. Dans un lac. C’est une ode à la vie. La marche, nous révèle le monde et nous révèle à nous-mêmes, en se privant de notre luxe quotidien, en se bénéficiant que du minimum. Tout devient alors génial. 👍 la beauté des paysages est plus intense quand on a fait des heures de marche pour franchir un col. C’est comme si le fait d’avoir fait preuve de persévérance et de courage physique pour parvenir à tel ou tel panorama et terre récompensé. Il y a dans la contemplation des paysages par le marcheur, une dimension de gratitude, sans qu’on sache exactement si c’est le marcheur qui se récompense lui-même, de ses efforts en sou, offrant le plaisir d’un repos contemplatif, ou si c’est le paysage qui remercie par une intensité supérieure offerte au seul marcheur. Cela n’a rien à voir, avec ce que l’on voit, si l’on a atteint le même endroit au volant d’une voiture, et que l’on sort de celle-ci. Pour essayer de s’en mettre plein les yeux à pied, c’est comme si ce paysage nous imprégné progressivement, comme si l’on prenait le temps de l’apprivoiser, de si immergé. Pas à pas. Minutes après minute, la marche nous permet d’aller au-delà d’une conception purement mathématique ou géométrique de l’espace et du temps nous retrouvons la profondeur, la densité des choses, nous apprivoisions l’horizon dehors, devient notre maison. Notre vie se réinvente sans qu’on le fasse exprès, sans que l’on ne sache ni pourquoi ni comment. On continue. Goutte-à-goutte. Pied à pied. « marcher, c est perdre la responsabilité de sa vie,c est honorer sa liberté « Victor Hugo a écrit « la marche berce, la rêverie, la rêverie voile, la fatigue. La beauté du paysage cache la longueur du chemin. On ne voyage pas on air. À chaque fois qu’on fait il vous vient une idée. Il semble qu’on sente des essaims éclore et bourdonner dans son cerveau. » Livre très bien écrit et très intéressant 👍😘


