Les Amants d'Auschwitz - Cover

Les Amants d'Auschwitz

De Keren Blankfeld

2025

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9,0/10

Auteurs / Autrices

Résumé

La fascinante histoire vraie de deux survivants de la Shoah, tombés amoureux à Auschwitz, séparés à la libération, et qui se sont retrouvés 70 ans plus tard.

Avis et Commentaires

2 avis
Emmanuelle Ngassa
Emmanuellea noté ★ 8/10
14 avril 2026

Les Amants d’Auschwitz est un livre que j’ai beaucoup aimé, même si je suis encore en train de le lire. Ce qui m’intéresse particulièrement, c’est qu’au-delà de l’histoire principale, il aborde de nombreuses thématiques annexes, très fortes. D’abord, je trouve que ce livre parle beaucoup de l’apparence. À travers Zippy et David, on voit que, même dans l’horreur absolue du camp, l’apparence reste un levier. Dans un environnement où tout est fait pour déshumaniser, savoir se tenir, préserver une certaine allure, projeter quelque chose de soi peut devenir une stratégie. Ce n’est plus seulement une question d’esthétique ou de vanité : c’est presque une question de survie. Le livre pose alors une interrogation troublante : et si, dans le monde aussi, notre survie sociale dépendait en partie de notre apparence, de notre posture, de ce que nous renvoyons aux autres ? Ensuite, j’y vois un livre sur la résilience. Mais pas une résilience romantisée ou spectaculaire. Une résilience froide, lucide, presque stratégique. Une résilience qui ne passe pas forcément par la révolte immédiate, mais par le calcul, l’observation, la patience. C’est particulièrement ce que j’observe chez Zippy : elle n’est ni imprudente ni emportée, elle garde la tête froide, comprend les rapports de force et saisit les occasions au bon moment. Pour moi, le livre parle aussi de sororité. Il montre des femmes qui, à leur échelle, essaient de s’aider, de se protéger, de se tirer vers le haut malgré l’extrême violence du contexte. Cette solidarité féminine, discrète mais essentielle, donne encore plus de force au récit. Et puis il y a évidemment l’amour. Mais un amour qui ne se déploie pas dans un cadre doux ou idéalisé : il se construit dans un environnement brutal, au milieu du manque, de la peur et de l’incertitude. C’est ce qui le rend d’autant plus marquant. Ce que je trouve aussi intéressant dans la relation entre Zippy et David, c’est que Zippy occupe une place dominante, presque directrice, dans la dynamique du couple. Dans le contexte de l’époque, ce renversement est particulièrement frappant. Elle semble guider, impulser, structurer la relation. Même si certains aspects de leur lien peuvent me déranger, cette dynamique reste intéressante à observer. Enfin, j’aime beaucoup la manière dont le livre restitue l’histoire. Il donne des détails, installe un contexte, et surtout il alterne les points de vue. Le fait de rencontrer les personnages avant la guerre est, selon moi, très important : cela permet de mesurer concrètement ce que la guerre leur a enlevé. Leur insouciance, leur manière d’aimer, de vivre, de se projeter. Cela rappelle aussi une chose essentielle : l’horreur n’a pas commencé dans les camps. Elle était déjà là avant, dans tout ce qui a progressivement rendu cette horreur possible

Elodie
Elodiea noté ★ 10/10
29 janvier 2025

Je suis estomaquée par ce récit mais toujours autant heureuse que même dans les mots les plus atroces il y a toujours de la bonté solidarité entraide et amour L amour triomphe toujours

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