Auteurs / Autrices

Résumé

Mon frère a passé une grande partie de sa vie à rêver. Dans son univers ouvrier et pauvre où la violence sociale se manifestait souvent par la manière dont elle limitait les désirs, lui imaginait qu’il deviendrait un artisan mondialement connu, qu’il voyagerait, qu’il ferait fortune, qu’il réparerait des cathédrales, que son père, qui avait disparu, reviendrait et l’aimerait. Ses rêves se sont heurtés à son monde et il n’a pu en réaliser aucun. Il voulait fuir sa vie plus que tout mais personne ne lui avait appris à fuir et tout ce qu’il était, sa brutalité, son comportement avec les femmes et avec les autres, le condamnait ; il ne lui restait que les jeux de hasard et l’alcool pour oublier. À trente-huit ans, après des années d’échecs et de dépression, il a été retrouvé mort sur le sol de son petit studio. Ce livre est l’histoire d’un effondrement. É. L. Édouard Louis est écrivain. Il est l’auteur de plusieurs livres autobiographiques qui ont été traduits dans plus de trente langues.

Avis et Commentaires

53 avis
LU
Loannea noté ★ 8/10
10 mai 2026

Son écriture est très fluide et agréable à lire : une première lecture de cet auteur qui donne envie des suivantes. Sur l’histoire, j’aime énormément les questionnements et le récit qu’il fait sur une part de sa vie : sa relation avec son frère, la vie de celui-ci. Il questionne pour essayer de comprendre sa descente aux enfers, sa mort. Le récit aborde bcp d’aspects familiaux. Mais l’auteur se questionne indirectement sur son comportement envers son frere et je trouve sa famille. Il parle des classes sociales, du déterminisme social. Ce sont des sujets qui me catchent. Le rythme du livre est également bien fait. C’est dynamique et ça se lit très vite.

Clembegz
Clembegza noté ★ 8/10
22 février 2026

Après avoir écrit sur lui-même, sur son père et sur sa mère, Édouard Louis poursuit l’exploration des trajectoires de sa famille et cette fois c’est sur son frère qu’il concentre ce livre. Son grand frère, alcoolique, homophobe et violent, qui meurt d’ailleurs de son alcoolisme à 38 ans - comment expliquer sa trajectoire de vie (et de mort)? Quels facteurs sociaux, familiaux, intimes sont entrés en jeu ? Et comment écrire sur un frère qu’on n’a pas vu depuis 10 ans et qu’on dit ne plus aimer ? J’ai vraiment beaucoup aimé cette enquête familiale à la fois intime, introspective et sociologique, ça interroge beaucoup tout en n’apportant pas toujours les réponses, et j’aime cette écriture crue qui ne cherche ni à enjoliver ni à dissimuler la dureté de la vie

Sébastien Gourguechon
Sébastiena noté ★ 8/10
26 décembre 2025

Les ravages de l’alcoolisme

Elsa Bernard
Elsaa noté ★ 10/10
16 octobre 2025

Dévoré

Françoise Alliot
Françoisea noté ★ 8/10
4 janvier 2025

Livre sur la vie et la mort précoce de son frère alcoolique, interessant

MM
Matthieua noté ★ 5/10
23 décembre 2024

Glauque C’est le but, certes Edouard louis document froudement la vie de son frere ainé, detestable et détesté, mort a 38 ans dans une totale déchéance Pas une seule bribe d’amour De la gaine froide

Potenza
Potenzaa noté ★ 9/10
20 décembre 2024

« Joan Didion nous avertit qu'il faut se métier de notre tendance à croire qu'une personne va bien seulement parce qu'elle ne présente pas les apparences du malheur. J'avais cru que ma mère allait bien parce qu'elle parlait d'autre chose, j'avais eu tort ; c'était en fait la preuve qu'il y avait un problème. Elle était une femme fuyant l'annonce : elle ne verrait plus jamais son fils. Elle ne lui parlerait plus » « Ce que je vois - et ce que je m'apprête à dire est important pour la compréhension de mon frère, je crois - c'est que dans notre monde on ne pouvait pas se permettre d'essayer, pendant que dans d'autres mondes les erreurs sont possibles, et je me dis - ce n'est qu'une hypothèse, c'est trop tard maintenant - je me dis aujourd'hui que si mon frère avait grandi dans un autre monde nos parents lui auraient donné l'argent nécessaire pour commencer sa formation, ils auraient pu le faire, et peut-être qu'il ne l'aurait pas suivie jusqu'au bout, peut-être qu'il aurait abandonné ou qu'il aurait menti comme il l'avait fait avec le lycée, mais peut-être qu'il l'aurait suivie jusqu'au bout, et peut-être que cette formation aurait changé sa vie, et peut-être qu'il serait devenu quelqu'un d'autre, et peut-être qu'il aurait été plus heureux, plus épanoui, ces choses qu'on dit, et peut-être que grâce à ce bonheur nouveau il n'aurait pas sombré, et qu'il ne serait pas mort, on ne le saura jamais, parce que dans notre monde essayer n'était pas une chose possible, je l'ai vu plus tard dans le monde de ceux qui vivent dans le confort et dans l'argent, ou du moins avec plus d'argent et plus de confort, certains de leurs enfants étaient comme mon frère, certains buvaient, certains volaient, certains détestaient l'école, certains mentaient, mais leurs parents essayaient des choses pour les aider et pour tenter de les transformer, ils leur offraient une formation de pâtissier, de danseur, d'acteur dans une mauvaise école de théâtre trop chère, ils essayaient, et c'est aussi ça l'Injustice, certains jours il me semble que l'Injustice, ce n'est rien d'autre que la différence d'accès à l'erreur, il me semble que l'Injustice, ce n'est rien d'autre que la différence d'accès aux ten-tatives, qu'elles soient ratées ou réussies, et je suis tellement triste, je suis tellement triste. » p77/78

MG
Mathieua noté ★ 6/10
13 octobre 2024

Bof.

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