
Chroniques de New York
De Edith Wharton
2024
Auteurs / Autrices
Résumé
« « Elle est là, autour de vous. Ne passez pas à côté – l’immédiat, le réel, le nôtre, le vôtre, celui du romancier qu’il attend... Faites New York ! » (Henri James à Edith Wharton, 1902).Sur le conseil du romancier Henry James, l’Américaine Edith Wharton jette une lumière crue et révélatrice sur l’aristocratie new-yorkaise, saisissant à la fois la haute comédie qui s’y joue et les contradictions qui l’animent. Autrice de poèmes et de nouvelles déjà parus dans des magazines littéraires de renom, elle porte désormais un regard acéré sur la mondanité, les convenances et l’étiquette, les règles du jeu social, l’hypocrisie, la cruauté et la corruption qui gangrènent la bonne société, celle de l’argent et des affaires, qui l’a vue naître et grandir. Au fil des récits (romans et nouvelles), avec un sens aigu de la satire, elle décrypte la quintessence même de son milieu et son esprit clanique, les luttes impitoyables et les menaces feutrées que fait peser sur l’ancien monde l’arrivisme conquérant d’une nouvelle caste, celle du nouveau riche. Plus qu’une ville de naissance, New York sera à jamais pour Wharton une muse, aussi capricieuse qu’exigeante, qui l’inspirera même après son installation définitive en France en 1913. La fresque historique qu’offrent ici les trois romans et un recueil de nouvelles, parus entre 1905 et 1924, plonge le lecteur au cœur d’une société aussi fascinante que détestable, dont les failles morales se dissimulent derrière les apparences d’une probité candide, depuis les années 1840 jusqu’aux lendemains de la Première Guerre mondiale. Et avec cette édition Quarto et les documents d’archives inédits qui l’illustrent, l’occasion unique de découvrir le parcours d’une des romancières les plus marquantes de son temps, un véritable esprit libre. »--
Avis et Commentaires
1 avisLes beaux mariages ✅ Undine Spragg, arriviste et éternelle insatisfaite, se rend compte à la fin que même en ayant tout, la seule chose pour laquelle elle était faite c’était « femme d’ambassadeur », chose impossible à devenir car une loi interdit cette fonction aux femmes divorcées. Va d’hommes en hommes comme une abeille de fleurs en fleurs, cherchant celui qui pourra lui offrir le plus de biens et la plus grande visibilité sociale… Intelligente mais pas assez pour percevoir la sensibilité artistique de ses maris, brise des vies, indépendante mais surtout égoïste, son pauvre fils qui n’aura qu’une figure maternelle clignotante et une paternelle plus que manquante sanglote à la fin du roman… Un bel exemple de jusqu’où peut nous conduire une course matérialiste incessante, soyez heureux de ce que vous avez : le bonheur est un état d’esprit disait Walt Disney :))



















