Auteurs / Autrices
Résumé
Pour exorciser le souvenir de ses amours passionnées avec Rimbaud, Verlaine se lance à corps perdu dans l'ivresse poétique et physique. Du bordel aux amours lesbiennes, des fêtes sensuelles aux plaisirs vécus comme des vices, le poète alterne chansons gauloises et élans de désespoir, vers d'érotisme précis et rêveries amoureuses...
Avis et Commentaires
1 avisDans recueil « Chansons pour elle » I - Tu n’es pas du tout vertueuse « Vive l’amour et vivent nous! » II - Compagne savoureuse et bonne « Je vais gueux comme un rat d'église Et toi tu n'as que tes dix doigts ; La table n'est pas souvent mise Dans nos sous-sols et sous nos toits; Mais jamais notre lit ne chôme, Toujours joyeux, toujours fêté Et j'y suis le roi du royaume De ta gaîté, de ta santé ! Aime-moi, Car, sans toi, Rien ne puis, Rien ne suis. Après nos nuits d'amour robuste Je sors de tes bras mieux trempé, Ta riche caresse est la juste, Sans rien de ma chair de trompé, Ton amour répand la vaillance Dans tout mon être, comme un vin, Et, seule, tu sais la science De me gonfler un cœur divin. » XVI - L’été ne fut pas adorable « nous nous réchauffâmes En mêlant nos deux âmes. » XVII - Je ne suis plus de ces esprits philosophiques « Aimons gaîment Et franchement. […] Aimons bien fort Jusqu’à la mort. […] Aimons drûment Et verdement! » XIX - Ton rire éclaire mon vieux cœur « Ton rire éclaire mon vieux cœur Comme une lanterne une cave Où mûrirait tel cru vainqueur : Aï, Beaune, Sauterne, Grave. Ton rire éclaire mon vieux cœur. Ta voix claironne dans mon âme : Tel un signal d'aller au feu... ... De tes yeux en effet tout flamme On y va, sacré nom de Dieu ! Ta voix claironne dans mon âme. » **** Dans recueil « Chair »: « Autre » « Car tu vis en toutes les femmes Et toutes les femmes c'est toi. Et tout l'amour qui soit, c'est moi Brûlant pour toi de mille flammes. Car toute la femme est en toi Et ce moi que tu multiplies T'aime en toute Elle et tu rallies En toi seule tout l'amour : Moi ! »
















