Deux sœurs - Cover

Deux sœurs

De Mike Leigh

2024

1h37

mio logo

6,5/10

allociné logo

3,7/5

Presse

3,2/5

Spect.

Synopsis

Pansy est rongée par la douleur physique et mentale et son rapport au monde ne passe que la par colère et la confrontation. Son mari Curtley ne sait plus comment la gérer, tandis que son fils Moses vit dans son propre monde. Seule sa sœur, Chantal, la comprend et peut l’aider.

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Bande d'annonce

Avis et Commentaires

22 avis
Stéphane
Stéphanea noté ★ 6/10
3 février 2026

Super comédiens Réalisation un poil scolaire

Malika Vaquette
Malikaa noté ★ 7/10
2 février 2026

Très fort : impuissance d’une famille qui assiste à la névrose d’une épouse, d’une mère, d’une sœur. Et seule la sœur semble s'investir pour sortir sa grande sœur de son isolement.

Daniel Kolczak
Daniela noté ★ 6/10
2 mai 2025

Fiche technique Titre original : Hard Truths Genres : Comédie, Drame Année : 2025 Pays d'origine : Royaume-Uni, Espagne Durée : 1 h 37 min Date de sortie (Royaume-Uni, Espagne) : 10 janvier 2025 Date de sortie (France) : 2 avril 2025 Réalisateur : Mike Leigh Scénariste : Mike Leigh Producteurs : Daniel Battsek, Gail Egan, Jennifer Eriksson, Laura Fernández Espeso, Mark Gooder, Andrew Karpen, Richard Kondal, Georgina Lowe, Ollie Madden, Javier Mendez, Javier Pons, Kent Sanderson, Alison Thompson, Henry Woolley Distributeur : Diaphana Distribution Synopsis : Pansy est rongée par la douleur physique et mentale, et son rapport au monde ne passe que par la colère et la confrontation. Son mari Curtley ne sait plus comment la gérer, tandis que son fils Moses vit dans son propre monde. Seule sa sœur, Chantelle, la comprend et peut l'aider.

Gd
Gillesa noté ★ 7/10
28 avril 2025

Très bons moments, parfois drôles mais trop décousus

Mary Paz Muro
Marya noté ★ 6/10
20 avril 2025

Un peu déçue. Bons acteurs mais film ennuyeux.. fin soudaine ..

Marc Saffar
Marca noté ★ 2/10
27 mars 2025

Cinémathèque française De Mike Leigh Avec Marianne Jean-Baptiste, David Webber, Michele Austin Titre original Hard Truths 2025 Film pénible. Pas du tout aimé

Dominique MARCEL
Dominiquea noté ★ 8/10
27 mars 2025

Le cinéma social anglais en grande forme: le palmedorisé Mike Leigh, 82 ans, est toujours là, 30 ans après "Secrets and Lies", avec cette dose d’humour "comme dans la vraie vie"... Pansy, la cinquantaine, en veut au monde entier. À son canapé, qui est trop usé. À la voisine, qui arbore sa gamine à moitié nue dans sa poussette, alors qu’il fait cinq degrés. À son fils obèse qui ne pense qu’à rester dans sa chambre et qui, quand il sort, risque de se faire arrêter pour vagabondage à cause de sa démarche mal assurée. À son mari, qui n’a pas réussi à inculquer au fils un vrai métier. À sa sœur coiffeuse, qui ne pense qu’à rire avec ses filles bientôt adultes, une fois que son travail au salon est terminé. Maniaque, névrosée, sans doute dépressive, Pansy souffre en fait d’une maladie chronique qui l’autorise, elle l’a décidé, à déverser partout et sur tous sa mauvaise humeur. Personne ne voit d’issue. Ni le mari, qui mène une existence robotique, dès qu’il a franchi le seuil de sa propre maison, attendant que «ça passe». Ni le fils, qui se réfugie dans le pilotage (virtuel) de son planeur. Il ne reste plus que Chantelle, la sœur bien aimée. Enfin, «bien aimée», il faut le dire vite. Car quand Chantelle vient s’occuper de ses cheveux à domicile, Pansy ne pense toujours qu’à se plaindre, à se mettre au centre, à débiter des horreurs sur le monde, les gens, la société. Demain, pourtant, c’est la fête de mères. Viendras-tu avec moi au cimetière? Pansy s’offusque. Chantal a-t-elle oublié qu’avec sa maladie elle vit au jour le jour? Et qu’elle ne peut rien programmer? Revoici le grand Mike Leigh, 82 printemps désormais. Le réalisateur de l’inoubliable «Naked», du formidable «Secrets and Lies» (Palme d’or en 1996), abandonne sa récente passion pour le film historique («Mr. Turner», 2014, «Peterloo», 2018) pour revenir à ses anciennes amours: le film social, option famille «compliquée». Avec toujours cette dose d’humour «comme dans la vraie vie», et cette juste distance entre lui et son sujet, qui le rend si vrai, si familier. Secrets de fabrication Sa méthode est simple (en apparence). Pas de scénario (ce qui n’est pas évident à faire avaler aux financiers). Des comédiens très impliqués. Et de très nombreuses séances de répétitions dans les futurs lieux de tournage (jamais de décors fabriqués), avec les costumes du rôle. Ici, seize semaines de répétition, pour six semaines de tournage seulement, histoire d’être vraiment de plain-pied avec son sujet, et surtout avec ses personnages. Mention spéciale à Marianne Jean-Baptiste, dont toute la fragilité transparaît en filigrane, derrière cette rancœur qui nous la rend paradoxalement si proche… Leur passé, leurs envies, leurs secrets: tout cela est construit pas à pas, débattu avec les comédiens, approché lentement. Mike Leigh ne vient qu’avec quelques idées, quelques propositions (par exemple, ici, le poids de la mère absente, décédée cinq ans plus tôt, et dont on va évoquer la mémoire régulièrement). Une fois ce procédé soigneusement mis en place, Mike Leigh tourne très peu. Si une séquence lui plaît, pas besoin de la recommencer. Il arrive donc à la table de montage avec peu de matière, mais aussi… peu de travail. Il n’y a plus qu’à rythmer les séquences entre elles. Séquences où on ne triche pas sur la durée par la magie de la coupe: elles feront la même durée qu’au tournage. Deux actrices portent le film Ensuite, le maître fait composer la musique «à l’image», une fois le montage achevé, ce qui veut dire que la musique proposée par le compositeur (Gary Yershon) ne risque jamais de faire doublon avec des intentions déjà présentes dans le film. Et puis, surtout, le maestro fait appel à des acteurs qu’il connaît: les deux actrices qui portent le film sont deux habituées du cinéaste, depuis «Secrets and lies». Elles apportent un supplément d’âme étonnant, avec une mention spéciale à Marianne Jean-Baptiste, dont toute la fragilité transparaît en filigrane, derrière cette rancœur qui nous la rend paradoxalement si proche… Vingt-huit ans après la sortie du lauréat de la Palme d’or «Secrets & Lies», le cinéaste britannique Mike Leigh se retrouve avec Marianne Jean-Baptiste pour dresser un portrait difficile d’une femme en pleine dépression avec «Hard Truths». Traitant du deuil et de la solitude, ce long métrage est d’une grande importance, surtout dans sa représentation de thèmes difficiles qui sont souvent mal traités au cinéma au lieu d’être abordés avec empathie et compassion. Jean-Baptiste joue Pansy Deacon, qui nous est présenté en se réveillant le matin par un sursaut, brisant ainsi la quiétude que les plans soignés du générique de début montraient: une banlieue paisible commençant sa journée. Le réveil de Pansy, tout comme la vie qu’elle mène au moment où nous la rencontrons, est d’une peur étonnante: peur de sortir chez soi; peur de parler aux gens; peur de se faire juger par les autres; peur de vivre toute seule et d’être rejetée par son mari Curtley (David Webber) et son fils Moses (Tuwaine Barrett). D’ailleurs, Pansy n’a pas la langue dans sa poche. Elle se vexe très rapidement et facilement, non seulement dans ses interactions avec son mari et son fils, qui préfèrent ne rien dire (et faire) plutôt que de la confronter, mais également en public. Dans la première partie du film, Leigh nous dresse toute l’étendue des interactions de Pansy – un être misérable et bête, qui réprimande tout le monde pour ses problèmes, sauf elle. Parfois, il nous arrive d’en rire, surtout lors d’une visite chez le médecin, mais il s’avère fatigant de l’observer dans un tel état, puisqu’elle ne veut jamais admettre qu’elle a tort et elle fait tout pour se faire détester par ses proches et les gens qu’elle rencontre en public. Il est d’autant plus choquant d’observer le contraste entre Pansy et sa sœur, Chantelle (Michele Austin), qui est très sociable et aime interagir avec les clientes du salon de coiffure dans lequel elle travaille. Elle entretient également une relation tissée serrée avec ses deux filles, Kayla (Ani Nelson) et Aleisha (Sophia Brown), qui ont une vie plus épanouissante que leur cousin Moses, occupant son temps à jouer à des jeux vidéo et à faire de longues marches seules, dans le silence. À travers toutes ces scènes où Pansy se déchaîne en public, Mike Leigh ne juge jamais sa protagoniste. Il nous la présente telle qu’elle est, c’est-à-dire prise dans un trou de peur et souffrant ouvertement, physiquement et mentalement. Il n’y a que Chantelle qui veut véritablement aider sa sœur, alors que ses filles expriment leur inconfort face à elle. D’ailleurs, elle suggère à Pansy de visiter la tombe de leur mère décédée il y a quelques années pour la fête des Mères et aussi de venir chez elle pour un dîner avec ses nièces, dans le but de sortir de sa routine misérable et de reconnaître un peu plus la place que sa famille a dans sa vie. C’est possible que cet effort de recevoir Pansy chez elle ne lui apporte que des malheurs, mais Chantelle aime véritablement sa sœur, et ce, peu importe la teneur de ses défauts. Une histoire sombre où le silence est plus important que les dialogues C’est d’ailleurs lors de cette scène où les sœurs visitent leur mère que le film prend un tournant sombre, alors que la douleur que cachait Pansy à travers ses diatribes commence soudainement à faire surface. Cela aurait pu être révélé comme une surprise, mais Leigh ne prend jamais la route de l’exploitation et laisse le silence de sa protagoniste, qui devient de plus en plus prenant, parler de lui-même. Le contraste entre le début du film et la visite du cimetière est réellement frappant. Dans la première partie, Pansy a toujours son mot à dire sur n’importe qui et sur n’importe quoi. Elle se permet de tout dire, même les remarques les plus inappropriées. Tout ce qui passe dans sa tête y est exprimé verbalement. Après sa visite au cimetière, elle ne parle plus. Le poids qu’elle soutient depuis plusieurs années est maintenant trop lourd à porter, et les vérités difficiles (d’où le titre) qu’elle essayait d’éviter en masquant sa souffrance se retrouvent droit devant elle. C’est d’ailleurs ici que le directeur photo Dick Pope (marquant sa dernière collaboration avec Mike Leigh avant son décès en octobre dernier) cadre Pansy, Curtley et Moses dans le même plan, lesquels ne se regardent jamais, mais se demandent tous comment cette vie a pu tourner ainsi. Celle de Pansy est emplie de regrets qu’elle n’a jamais voulu affronter, tandis que le regard vide et coupable de Curtley traduit une colère qu’il ne désire pas exprimer. D’ailleurs, ils ignorent tous deux la solitude dans laquelle vit Moses. C’est d’ailleurs ici que le cinéaste met de l’avant la meilleure illustration de la dépression vue dans un film de 2024, avec The Greatest Hits de Ned Benson. Les trois souffrent individuellement en silence, ne voulant pas chercher de l’aide, ou même parler de leurs différends entre eux. Nous comprenons cela seulement en les regardant et en ressentant la douleur de la famille, qui est sans issue et qui devient de plus en plus violente au fur et à mesure que le film progresse. Pansy essaie d’échapper à cette violence psychologique en voulant dormir durant la journée, mais son sommeil tourne toujours au cauchemar. C’est pourquoi elle se réveille en sursaut. Elle essaie tant bien que mal d’échapper à ses mauvais rêves, mais son existence est un cauchemar, et ce, peu importe si elle change la manière dont elle traite sa sœur et les autres membres de sa famille… L’actrice Marianne Jean-Baptiste est spectaculaire Ce portrait si déchirant ne se fait pas sans une actrice qui est capable de moduler ce cri du cœur avec une telle impuissance que, malgré ses actions et son attitude constamment négatives, le spectateur finira au bout du compte par compatir au sort de Pansy. Heureusement, Marianne Jean-Baptiste est capable de relever ce défi de taille avec brio, donnant toutes les notes les plus justes chez sa protagoniste. Il devient alors très difficile de ne pas verser des larmes en la regardant s’enliser dans une routine qui continue de la suffoquer, émotionnellement et physiquement. Il est, selon moi, criminel que l’Académie n’ait pas nommé Jean-Baptiste, qui livre ici la meilleure performance féminine de 2024 pour un Oscar. D’une grande vulnérabilité, la complexité du personnage se passe dans son silence, qui parle davantage que toutes ses attaques verbales. En ce sens, Leigh aurait pu choisir la route de l’exploitation en traitant de la dépression et de la solitude, mais il n’est pas un réalisateur qui fait des films en exploitant une culture, ou une condition. C’est un humaniste qui sait faire montre d’une empathie et d’un respect si profond pour ses personnages qu’il désire tout simplement représenter notre propre condition humaine à travers des gens qui nous sont familiers. Car oui, nous avons tous une Pansy dans nos vies: une personne que nous aimons, malgré ses défauts et son irritabilité à s’attacher aux autres, et pour qui nous avons l’espoir que cet amour sera suffisant pour lui redonner le goût de vivre. Lorsque nous passons du temps avec Pansy au début, nous avons l’impression qu’elle n’est pas une bonne personne, surtout dans la manière dont elle traite son mari et son fils. C’est d’ailleurs un pari risqué de demander au public de subir ses crises pendant une bonne partie du film, car cela pourrait aliéner en quelque sorte son développement émotionnel lorsque Leigh se rend à la scène du cimetière et vient révéler sa douleur droit devant nous. Cependant, nous comprendrons très rapidement que son regard froid sur tout et rien n’est pas qu’une simple condescendance, mais bien une façon de ne pas confronter sa désolation intérieure. Pansy finira ultimement par le faire lorsque Chantelle lui dira tout simplement: «Je ne te comprends pas, mais je t’aime». C’est la première fois, dans Hard Truths, que quelqu’un lui fait une marque d’affection. Cela la déstabilise profondément. Lorsqu’elle en reçoit une autre, cette fois de la part de Moses, son état est si empreint d’émotion qu’elle dit un mot qu’elle n’a jamais osé dire depuis fort longtemps: «Merci». Pour la plupart d’entre nous, «merci» est un mot simple qui est associé à une marque de politesse et de respect mutuel envers l’autre. Mais pour la protagoniste, c’est un mot qu’elle n’a pas dit et qu’elle n’a pas voulu dire depuis plusieurs années. En le disant à son fils, nous avons l’impression que ce mot guidera la façon dont elle essaiera de se relever de tout ce qui lui a apporté de la misère depuis le décès de sa mère. Avec ce simple «merci», Mike Leigh offre à Pansy une deuxième chance. Cependant, elle devra assumer les vérités qu’elle ignore volontairement, en sachant que ce chemin sera difficile. Il est possible que cet effort soit futile, mais il vaut mieux espérer que cet avenir deviendra meilleur au lieu de rester dans un état qui ne l’empêchera jamais d’avancer…

Koskiss NELLE
Koskissa noté ★ 5/10
Il y a 6 jours

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