
Ferrari
De Michael Mann
2023
Historique / Drame
2h10
Synopsis
Au cours de l'été 1957, Enzo Ferrari, ancien pilote automobile, est en crise. La faillite guette l'entreprise que lui et sa femme, Laura, ont créée à partir de rien dix ans plus tôt. Leur mariage tumultueux doit faire face au deuil d'un fils et à la reconnaissance d'un autre. Pour tenter d'assurer leur survie, il jette les dés sur une course - 1 000 miles à travers l'Italie, l'emblématique Mille Miglia.
Avis de la communauté
Les avis sur 'Ferrari' mettent en lumière une interprétation solide d'Adam Driver et de Penélope Cruz, capturant l'essence d'une période tumultueuse de la vie d'Enzo Ferrari. Bien que le film soit apprécié pour ses performances et sa réalisation, certains spectateurs regrettent un manque de profondeur émotionnelle et une focalisation excessive sur les détails personnels plutôt que sur l'histoire globale de l'entreprise Ferrari. Les scènes de course sont visuellement impressionnantes, mais le film peut parfois sembler lent et manquer de rythme.
👍 Performances captivantes des acteurs.
👎 Manque parfois de profondeur émotionnelle.
Bande d'annonce
Avis et Commentaires
122 avisBien qu’ayant quelques réserves sur le film, je reste admiratif de la manière bien à lui qu’a Michael Mann de traiter les biopics. Comme dans Ali, il évite complètement le piège du film centré sur la performance ou la réussite pure. De cette manière, dans Ferrari, la course automobile est presque secondaire. Ce qui l’intéresse, c’est l’homme derrière la légende et surtout les fractures qui le définissent. Plutôt que de glorifier une ascension, Mann dissèque un individu. On retrouve un motif très mannien : celui d’un homme totalement absorbé par sa fonction. Ici, c’est encore plus radical, Ferrari étant à la fois un nom, une marque, une identité, au point que Enzo Ferrari semble n’exister qu’à travers son entreprise. Sa vie personnelle est indissociable de son travail, et Mann insiste sur cette confusion permanente. Le film gagne en épaisseur avec la mise en scène de sa double vie : d’un côté, sa femme et sa mère, un foyer marqué par le deuil et la perte ; de l’autre, une relation parallèle et un autre fils. Cette dualité nourrit un portrait complexe, presque tragique, d’un homme incapable de maintenir un équilibre, sacrifiant tout à son obsession. Perfectionniste dans son activité et entièrement dévoué à sa marque, il néglige cependant ses rôles de fils, de père, de mari et d’amant. Son obstination le pousse aussi à être un patron intransigeant et dur, poussant ses pilotes et ses mécaniciens à la sur-performance. Adam Driver incarne très bien cette rigidité : prestance, détermination, froideur. Il impose une présence solide, même si parfois un peu monolithique. En face, Penélope Cruz est très convaincante. Elle incarne une femme brisée mais digne, traversée par la colère, le deuil et la trahison. Son intensité apporte une vraie portée émotionnelle au film. Autre choix intelligent, Mann ne cherche pas à raconter toute une vie, une longue partie de l’histoire de la marque à travers des ellipses temporelles. Il se concentre sur l’année 1957, une année charnière mais paradoxale, où Ferrari se renforce en tant que marque grâce aux victoires, tout en étant frappée par des drames humains et des accidents mortels. Ce contraste entre gloire et tragédie structure parfaitement le récit. Les séquences de course, bien que secondaires, sont très réussies. Mann parvient à rendre captivantes ces courses des années 50, avec une mise en scène tendue et immersive, en particulier la longue séquence des Mille Miglia, véritable point culminant du film. Visuellement, le film est solide : reconstitution d’époque soignée, décors élégants, travail précis sur les voitures. Les costumes participent aussi à cette identité, notamment ceux d’Enzo Ferrari qui incarnent parfaitement cette élégance italienne (costumes taillés, lunettes de soleil, cheveux gominés). Petit bémol tout de même sur certains effets spéciaux un peu douteux. Le défaut central du film reste le choix de la langue. Entendre tous ces personnages italiens parler anglais empêche pour moi une immersion totale. Dans un film aussi ancré dans une culture, ça crée une certaine distance, presque paradoxale avec la volonté de réalisme du reste. Ça remet donc malheureusement en question une grande majorité du casting… C’était trop demander des acteurs/actrices qui parlent italien pour un film qui se passe en Italie ?
Dans la lignée de Lamborghini.
Prime Vidéo
Un film magnifiquement réalisé
2023 | Cinéma | Fiction États- Unis
La passion du sport automobile Le fils caché de Ferrari
Excellent 👌


















