
Frankenstein
Audrey Delorys a noté ★ 9/10
Émouvant, humain. Entre esthétisme, émotion et bêtise humaine. Je le regarderais sûrement encore
Synopsis
Fin du XVIIIe siècle. Victor Frankenstein, scientifique visionnaire et ambitieux, se consacre corps et âme à un projet dément : recréer la vie à partir de restes humains, et ainsi remporter sa conquête obsédée de la mort. Financé par un mécène aux obscures motivations, Victor finit par donner vie à sa créature. Mais, au lieu de l’aimer comme un fils, il la rejette et l’enferme. Rejetée et meurtrie, celle-ci finit par se retourner contre lui.
Avis de la communauté
Les avis sur ce film révèlent une profonde admiration pour la réalisation visuelle et la profondeur émotionnelle, soulignant la performance captivante de Jacob Elordi en tant que créature. Les spectateurs apprécient la réinterprétation humanisée de la créature, bien que certains trouvent le film long et par moments trop esthétisé. L'aspect gothique et la qualité de la production sont largement salués, faisant de ce film une expérience visuellement impressionnante et émotionnellement engageante.
👍 Performance captivante de Jacob Elordi.
👎 Peut sembler long et sur-esthétisé.
Bande d'annonce
Avis et Commentaires
1519 avisBeau film, très visuel, très bien fait et émouvant mais pas si marquant que ça. Un bon visionnage, voilà tout.
je ne connaissais pas l’histoire originale de Frankenstein, et j’ai été très touchée de la découvrir aujourd’hui au travers d’excellentes prestations de Jacob Elordi et Oscar Isaac. Victor Frankenstein, à la poursuite du secret pour tromper la mort, se lance dans l’élaboration d’une créature exceptionnelle immortelle faite à partir de restes humains. Si les autres scientifiques restaient sceptiques, nul ne pouvait soupçonner que cet homme parviendrait à mener son projet à terme. Dans cette proposition nous suivons la mise en place du voyage fou qui l’habite. pour commencer les images 3D du film sont absolument terribles à l’écran, les visages des personnages paraissent lissés comme des poupées de cire, ce qui rend la création particulièrement désagréable dès le début. Heureusement cet effet s’estompe en fonction de certains décors et n’est profondément maintenu que sur les scènes des marins dans le bateau. On a peut-être sauvé le film à partir de là même si ça partait très mal ! pour le reste, le film est actif et plein de rebondissements, il n’y a pas un instant pour s’ennuyer et il ne traîne pas sur la longueur. mais ce que je retiendrai de « Frankenstein », c’est l’intensité des émotions de la créature. Son visage est loin d’être aussi parlant et expressif que le visage d’un humain, et pourtant, son désespoir et sa solitude transpercent l’écran. La chose et son créateur inversent doucement leur dynamique au cours du film. Frankenstein est d’abord fou de joie d’avoir mené à bien son expérience, puis sombre peu à peu dans une attente et une quête de contrôle absolu sur sa création. La situation devient si incontrôlable qu’elle le rend violent et le déshumanise à mesure que le film se déroule sous nos yeux. À l’inverse, la créature qui pouvait paraître imprévisible et dangereuse, tend à être douce et à ressentir de la vie là où elle n’était que mort, à ressentir de l’amour là où elle n’était que vide, à ressentir du désespoir là où elle n’était qu’un assemblage de particules sans émotion. une magnifique moralité, qui est une autre façon pour le cinéma de montrer que dans ses envies de grandeur l’humain peut perdre pied et se détruire bien plus qu’en acceptant qu’il mourra un jour et que c’est ce qui fait la beauté de sa vie. je ne peux évidemment pas finir cet avis sans surligner la prestation ô combien impressionnante de Jacob Elordi dans le rôle de la créature. Ça ne doit pas être facile de tenir un rôle dans lequel on est quasiment muet tout du long ! La gestuelle du corps et les heures de maquillage sont les témoins d’un travail de longue haleine pour l’acteur qui n’a pas hésité à sortir de sa zone de confort pour servir ce rôle dans toute sa splendeur et sa complexité. mêlant les images 3D douteuses, les prestations exceptionnelles et le cœur de l’histoire d’une créature qui devient plus humaine et d’un homme qui devient plus un monstre : 15/20 !
La réalisation, le casting sont un sans faute. Une fluidité du début à la fin. Le monstre n’est pas le monstre et la vie sans sentiment, sans émotion, sans amour n’est pas la vie…











