8,0/10
Auteurs / Autrices
Résumé
Orlando est un jeune noble anglais. Lorsqu'il rencontre la reine Élisabeth Ire, elle décide de l'emmener à sa cour de Greenwich et, jusqu'à la mort de la reine, la vie d'Orlando est celle de son courtisan favori. Par la suite il reste à la cour de son successeur Jacques Ier.Pendant le Grand Gel de 1608, Orlando tombe amoureux de Sasha, fille de l'ambassadeur de Russie, qui l'abandonnera. Revenu dans sa demeure natale, Orlando fait l'étrange expérience de s'endormir pendant une semaine, à la suite de quoi il décide de partir comme ambassadeur en Orient. Là, il refait la même expérience d'un sommeil d'une semaine mais cette fois il se réveille femme. Dans son incarnation féminine Orlando passe quelque temps en compagnie de Tziganes à partager leur vie nomade, en appréciant la condition des femmes dans ces tribus itinérantes, la jugeant plus libre qu'en Angleterre.Elle n'en retournera pas moins à Londres, poussée par son amour pour la poésie. Son existence se partage alors entre la demeure natale, où elle a la possibilité de se consacrer à la poésie et de recevoir des poètes célèbres, et Londres, où elle fréquente indifféremment la bonne société et les prostituées.Orlando trouvera par hasard l'amour auprès de l'aventurier Lord Marmaduke Bonthrop Shelmerdine. Le roman se termine en 1928, très précisément le jeudi 11 octobre 1928, alors qu'Orlando est devenue une femme-écrivain à succès grâce au poème Le Chêne qu'elle a écrit pendant une grande partie de sa vie et qui lui a valu un prix littéraire.
Avis et Commentaires
2 avisRéflexions actuelles sur l’identité de genre. « … et souvent ce sont les seuls vêtements qui conservent l’apparence mâle ou femelle, cependant qu’au-dessous le sexe est à l’opposé même de ce qu’il est au-dessus. » Réflexions intéressantes sur la notion de société (203-207). « Tous ces groupes se trouvent sous un charme ». « Étant donné qu’il est trop notoire, hélas, que les illusions se fracassent en rencontrant la réalité, aucun bonheur réel, aucun esprit réel, aucune profondeur réelle ne sont tolérés là où règne l’illusion. Cela permet d’expliquer pourquoi Mme du Deffand n’émit pas plus de trois propos spirituels sur une période de cinquante ans. »




















