
La Bourse
De Honoré De Balzac
2023
Résumé
"L'art de payer ses dettes et de satisfaire ses créanciers sans débourser un sou" est un ouvrage satirique attribué à un personnage fictif, "Feu Mon Oncle", et publié par son neveu, l'auteur de "L'art de mettre sa cravate". Ce livre se présente comme un manuel humoristique et cynique sur la gestion des dettes, offrant des conseils pour éviter de payer ses créanciers tout en maintenant un bon crédit. L'auteur explore les différentes natures de dettes, telles que les dettes actives, passives, caduques, et litigieuses, et propose des méthodes pour les "amortir" sans débourser d'argent, comme la prescription ou la confusion des créances. Le texte se moque des pratiques financières et des relations entre débiteurs et créanciers, en soulignant l'absurdité de certaines situations économiques. À travers des anecdotes et des aphorismes, l'auteur critique la société de consommation et les inégalités économiques, tout en offrant une réflexion sur la moralité et l'éthique des affaires. Le livre se termine par une notice biographique fictive de "Mon Oncle", un personnage qui incarne l'art de vivre au-dessus de ses moyens sans jamais rembourser ses dettes, et qui est célébré par ses créanciers lors de ses funérailles.
Avis et Commentaires
3 avisLe jeune peintre à succès Hippolyte Schinner tombe par accident dans son atelier, et il reste inanimé. Le bruit de sa chute alerte ses deux voisines de l’étage du dessous, Adélaïde de Rouville et sa mère, qui soignent le jeune homme. Hippolyte trouve alors dans leur appartement une amitié agréable, mais aussi une misère soigneusement cachée. Le jeune peintre tombe amoureux d’Adélaïde et il se rend quotidiennement chez ses voisines. Il leur propose de refaire le portrait du feu mari de madame, un travail qui est une réussite complète. Mais deux « vieux amis » de la mère viennent jouer et perdent à chaque fois: hippolyte craint alors que Mesdames de Rouville vivotent de filoutes, voire de prostitution mais il dépasse ses soupçons car il ne peut résister à voir Adélaïde. Mais un jour, il oublie sa bourse un peu usagée, contenant quinze Louis d’or, et les femmes prétendent ne pas l’avoir. Le jeune homme pense qu’on la lui a volée et il soupçonne Mme ou Mlle de Rouville. Il interrompt alors ses visites et déprime de devoir renoncer à sa passion et cherche toutes les excuses aux 3 femmes. Une semaine se passe sans qu’il vienne mais n’y tenant plus il passe devant la porte entrouverte des femmes et découvre Adélaïde pâli et amaigrie, il prétend qu’il avait des commandes qui l’ont tenu éloigné d’elles et inquiet pour elle il accepte de jouer. Au moment de payer Adélaïde lui tend sa bourse entièrement rénovée et brodée de ses mains. La jeune fille l’avait prise pour lui donner meilleur aspect. Pas un centime ne manque dans cette bourse désormais magnifique. Le peintre, bouleversé et honteux de ses soupçons, demande alors la main d’Adélaïde.




